Un couple d'oiseaux chantaient gaiement, près du banc ou j'étais assis. A coté d'une balançoire, des enfants criaient, gesticulaient dans tout les sens, montrant leur joie de vivre. Toute ce bonheur me mit dans une sensations de bien-être, comme si tous mes problèmes étaient loin de moi et qu'ils appartenaient à une réalité dont je ne faisais pas parti. Le temps passait, et je restais assis, immobile, le sourire aux lèvres. Je savourais ce moment d'évasion, qui, je le devinais, devrais s'arrêter un jour. Mon regard s'égarait dans le parc, où je me trouvais, ne sachant qu'observer tellement tout était magnifique. Puis ma vision se brouilla. Lorsque j'eus le courage d'ouvrir mes yeux, je découvris que je me trouvais, à présent, dans un lieux qui m'étais totalement inconnu. Je me sentais si léger, que l'on aurait put m'affirmer que je n'étais plus qu'une âme errante sans que l'idée d'en démentir, me vienne. Une épaisse laine de mouton couvrait le sol, donnant à chacun de mes pas une souplesse impressionnante. J'aurais pu exécuter une danse magistrale tout en écoutant du Vivaldi sans pour autant me prendre pour un idiot. Ce qui devenait presque inquiétant pour moi. Je me mis à marcher ; ou plutôt à flotter, puisque je n'avais pas l'impression que mes pieds touchaient le sol ; vers une lueur blanchâtre qui tremblait, comme apeurée par mon arrivée en ces lieux étranges. Jamais une distance ne m'avais parut aussi longue, interminable. Mais je ne m'en lassais pas. J'avais tant de gaieté en moi que rien n'y personne n'aurait put faire cesser mon sourire. Enfin, j'atteignis le bout-du-bout..! En dessous de moi, il y avait le vide. Sans réfléchir, ni même avoir pris une réelle décision, je sauta. J'aurai voulu crier, me dire que tout cela n'étais que le fruit d'un de mes rêves les plus absurde et qu'il fallait absolument que je me réveille, mais rien ne vint.
Le silence, la chute, l'infini.